Emmanuelle Turnani.
Articles

Confiance en soi

Prépa, médecine, Sciences Po : et si le pire ennemi de votre enfant, c’était la comparaison ?

4 min de lecture
Un étudiant retrouve confiance et concentration face à la comparaison

Je vais prendre l’exemple de Théo.

Quand il est arrivé en séance, un peu poussé par sa mère qui ne savait plus comment l’aider, il ne parlait de lui qu’en termes négatifs. "Nul", "pas au niveau", "moins bon que les autres",… et il était sceptique, il ne voyait pas vraiment ce qui pouvait l’aider…

Pourtant, vu de l’extérieur, Théo cochait toutes les bonnes cases : il travaillait énormément, il était rigoureux, ses bulletins de terminale en témoignaient.

Mais à l’intérieur, sa tête ne s’arrêtait plus de le saboter.

La comparaison, ce mécanisme silencieux…

En prépa, en médecine, à Sciences Po, dès le premier jour, on regarde autour de soi. Tout le monde semble à l’aise, sûr de lui, déjà dans le rythme. Et cette petite voix intérieure qui commence : « Je ne suis pas comme eux. Je ne suis pas au niveau. »

Ce murmure devient vite le bruit de fond de toute l’année. Présente dès le réveil, cette petite phrase continue pendant les cours, et revient le soir devant les exercices non terminés, comme un leitmotiv incessant.

On croit souvent que se comparer aux autres est une source de motivation. « Ça me pousse à travailler plus. »

En réalité, c’est exactement l’inverse.

Quand le cerveau entre dans un état de comparaison permanente, il active une vigilance constante, une forme d’alerte qui consomme une énergie considérable. Il surveille les autres : qui a fini l’exercice le premier, qui pose des questions pertinentes, qui semble ne jamais douter.

Résultat : il reste moins d’énergie pour apprendre, mémoriser, raisonner. La concentration se fragmente. Les idées qui semblaient claires la veille, en révisant seul à son bureau, disparaissent au moment où on en a besoin, devant les autres.

Ce n’est pas de la paresse. Ce n’est pas non plus un manque de travail. C’est un mécanisme qui se retourne contre celui qui le subit.

Le piège de l’auto-dévalorisation…

Je suis nul. Les autres sont meilleurs que moi. Je n’y arriverai jamais.

Ces phrases répétées des dizaines de fois par jour ne sont pas simplement du découragement. Elles ont une fonction cachée.

Se dévaloriser avant d’échouer, c’est une façon inconsciente de se protéger. Si je me dis que je suis nul avant le résultat, la déception sera moins brutale. Là encore, le cerveau cherche à protéger, à éviter la douleur mais avec une stratégie coûteuse.

Elle sabote la concentration, érode la confiance, et installe une conviction profonde : « Je ne suis pas à ma place ici. »

Et cette conviction, une fois installée, oriente tout jusqu’au ton de voix inaudible quand on répond en cours.

Et… le temps passe

Théo aurait pu continuer comme ça toute l’année. Beaucoup le font. Ils tiennent, ils survivent, mais ils n’accèdent jamais vraiment à ce qu’ils savent, parfois ils se réorientent pour éviter l’échec.

Ce qui m’a frappée dès la première séance : Théo était intelligent, rigoureux, capable. Mais il ne pouvait pas en profiter, parce qu’une voix intérieure très ancienne (peut-être une phrase entendue des années plus tôt ?) lui répétait qu’il ne l’était pas.

Retrouver sa concentration et sa confiance dans les études

Ce que l’hypnose permet de changer profondément

L’hypnose ne rend pas un étudiant meilleur en mathématiques. Elle ne remplace pas le travail, les exercices, les heures de révision et ce n’est pas une baguette magique.

Ce qu’elle fait, c’est s’attaquer à ce qui bloque l’accès au travail déjà fait, déjà su, déjà appris, ce qui empêche la concentration.

En état d’hypnose, on peut atteindre les couches profondes où ces croyances se sont installées, souvent bien avant la prépa, parfois depuis l’enfance, ou depuis une phrase entendue une seule fois mais jamais oubliée. On les replace dans leur contexte. On les transforme. Et on ancre de nouvelles ressources : la capacité à se concentrer, à accéder à ce qu’on sait, à avancer sans se saboter.

Théo, quelques semaines plus tard

Sa mère m’a contactée quelques séances après notre première rencontre.

Elle ne l’entendait plus se dévaloriser à table, le soir.

Et lui s’était remis au travail, pas par peur ni par obligation, mais parce qu’il avait retrouvé la conviction qu’il en était capable.

Ce n’est pas spectaculaire à raconter. Mais c’est une transformation intérieure profonde qui rend la vie si différente.

Si vous vous reconnaissez, vous-même ou votre enfant, dans ces lignes, alors sachez qu’il y a des solutions.

La comparaison, l’auto-dévalorisation, le sentiment de ne pas être à sa place : ce sont des mécanismes appris. Ils peuvent se transformer.

Et ça commence souvent par une première séance, juste pour cerner le besoin et définir votre objectif.

Je reçois en cabinet à Paris 5ème - à deux pas de la Sorbonne et de Jussieu - et en Visio.

Portrait d’Emmanuelle Turnani, hypnothérapeute à Paris 5e

Écrit par

Emmanuelle Turnani

Hypnothérapeute diplômée IFHE, à Paris 5e et en visio. J’accompagne celles et ceux qui veulent retrouver de l’espace, du sens et un souffle qui leur appartient.

Prêt·e à vous offrir un espace pour souffler, comprendre et avancer ?

Si quelque chose a besoin de bouger, je vous accueille en cabinet à Paris 5e ou en visio, dans un cadre simple, confidentiel et rassurant.