Je vais prendre l’exemple de Sophie.
Quand elle est arrivée en séance pour la première fois, elle m’a dit :
Je ne dors plus vraiment. Je suis agitée en permanence. Et le pire, c’est que je ne sais même plus ce qui me ferait du bien.
Pourtant, vu de l’extérieur, Sophie coche toutes les bonnes cases : elle est présente pour ses enfants, efficace au travail, attentive aux autres.
Mais à l’intérieur, sa tête ne s’arrête plus.
La charge mentale ne se voit pas…
La charge mentale, on en parle beaucoup ces dernières années : les to-do listes qui se rallongent sans cesse, les rendez-vous à gérer, les repas à anticiper, les émotions des enfants à accueillir.
Mais il y a une dimension dont on parle moins : ce sont les conséquences de cette charge mentale sur celle que l’on est vraiment.
À force de tout porter, de tout organiser, de tout anticiper, on finit par perdre le fil de soi-même. Les choses qu’on aimait tant avant les enfants, avant ce rythme effréné, tout cela semble appartenir à une autre vie, à une autre personne.
Et un soir, quand tout le monde dort enfin, vous entendez : « et toi, qu’est-ce qui te ferait plaisir ? »
Et vous ne savez pas répondre.
Ce n’est pas de la fatigue, c’est beaucoup plus profond
Ce moment, où on réalise qu’on ne sait pas ce dont on a envie, arrive souvent par surprise… Une amie qui parle d’un livre qu’elle a lu, une discussion sur un film qu’on n’a pas eu l’énergie de regarder jusqu’au bout, une envie de marcher seule, juste une heure, sans avoir à expliquer pourquoi, et là on réalise qu’on est si loin de soi.
Ce sont comme des appels pour dire « il est temps de te retrouver ».
Le problème, c’est qu’on ne sait pas par où commencer, parce qu’on est épuisée, parce qu’on culpabilise de penser à soi, parce qu’on ne sait comment bouger une pièce de l’édifice sans que tout s’effondre.
Et… le temps passe
Sophie a attendu deux ans avant de consulter. Deux ans pendant lesquels elle s’est dit « ça ira mieux après les vacances », « après la rentrée », « après ce projet au travail »…
Mais l’agitation intérieure ne s’est pas dissipée. Au contraire, elle s’est installée plus profondément, dans le corps, dans le sommeil, dans la façon de réagir aux petites choses du quotidien.
Ça ne se résout pas tout seul. Ça se dénoue avec de l’aide, avec un espace pensé pour cela. Sans cet espace pour se retrouver, on finit par s’habituer à ne plus se reconnaître.
Et c’est peut-être le plus triste.

Ce que l’hypnose permet de changer en profondeur
L’hypnose ne règle pas les symptômes un par un. Elle ne supprime pas les listes, elle n’allège pas le planning, elle ne change pas la vie de l’extérieur, et ce n’est pas une baguette magique.
Les séances d’hypnothérapie créent un espace intérieur où les croyances qui épuisent (« je dois tout gérer », « je n’ai pas le droit de m’arrêter ») peuvent enfin être vues, entendues et transformées, et où les mécanismes de réaction en chaîne peuvent se muer en cercles vertueux.
Le travail se fait en profondeur, par la tête et par le corps. La tête s’occupe des pensées, tandis que le corps retrouve son alignement, car la charge mentale se porte aussi physiquement : dans les épaules, dans le ventre, dans ce souffle qu’on n’a jamais le temps de prendre vraiment.
Sophie, quelques semaines plus tard
Quelques séances après notre première rencontre, Sophie m’a envoyé un message. Elle m’écrivait qu’elle avait recommencé à faire des balades en poussette, sans but précis, juste pour marcher, et qu’elle s’était accordé une sieste un dimanche après-midi, sans culpabiliser.
C’est bête comme changement. Mais c’est comme si j’avais retrouvé quelque chose que je ne sais pas vraiment nommer.
Ce n’est pas bête. C’est exactement ça : une transformation intérieure profonde, qu’on ne peut pas bien expliquer mais que l’on ressent dans son quotidien.
Si vous vous êtes reconnue dans ces lignes, dans cette agitation permanente, cette tête qui ne s’arrête plus, cette impression de vous être égarée, sachez que ce n’est pas perdu.
Retrouver son souffle et son axe, c’est possible, et ça s’apprend. Ça commence souvent par une première séance, juste pour faire le point et définir ce que vous souhaitez. Je reçois en cabinet à Paris 5e et en Visio.

